Agissons tous ensemble !

L’ANF a 27 ans, et malgré son jeune âge, elle a largement atteint les objectifs qu’elle s’est fixés dans tous les domaines :

– La formation, priorité des priorités, a connu un succès éclatant : séminaires, colloques, universités annuelles du notariat africain, master I & II de notariat à l’université Moumini de Niamey ;
– Des actions de lobbying efficaces, notamment dans le domaine du droit des affaires, ont permis de déjouer plusieurs obstacles levés contre le notariat et à la RDC d’adopter notre modèle ;
– Le rôle social affirmé et reconnu du notariat dans le foncier, avec le titrement qui l’a consacré comme expert pour les États et les organisations internationales, a été parachevé par l’état civil des enfants dont le summum a été atteint avec la parution du livre « Les enfants fantômes ».

Concurrence
Ces avancées ne doivent pas nous faire perdre de vue les dangers qui guettent notre profession. Le marché mondial du droit n’est pas extensible à l’infini ce qui a provoqué l’intérêt grandissant, et parfois l’agressivité, de certaines professions sœurs envers le notariat, plus organisé et plus compétent. Nous assistons, par exemple, à la résurgence des actes d’avocats et autres en Afrique de l’Ouest et dans certains pays francophones européens et américains .

Vigilance vis-à-vis des nouvelles technologies
Le progrès fulgurant des nouvelles technologies de l’information révolutionne les relations contractuelles entre les personnes physiques et morales dans le monde. Transfrontalières, innovantes, rapides moins coûteuses et plus sécurisantes, elles menacent les tiers de confiance dans les transactions de toutes sortes : fiinancières, commerciales, immobilières, etc… C’est le cas de la blockchain qui, sécurisant et accélérant les transactions par la biométrie de manière optimale, peut être un véritable danger pour le notariat.

Par conséquent…
Je lance cet appel aux membres de l’ANF :

  • « Réveillons-nous et mettons-nous ensemble en ordre de marche pour reprendre notre rôle de soldat du notariat; passons à l’offensive, faisons du notariat francophone la tête de proue de ce combat ! ».

Pour cela, tous les pays membres de l’ANF doivent activement participer aux réflexions et aux activités pratiques de l’ANF sur le terrain. Les associations de défense du droit continental et du civil law doivent aussi s’associer à ce combat qui s’annonce âpre et difficile.

Je souhaite à tous, une bonne et heureuse année 2019.

Abdoulaye Harissou, secrétaire général de l’ANF