La société civile, vecteur indispensable de la Francophonie

L’Association du notariat francophone (ANF) a organisé une visioconférence sur la société civile et la francophonie le 4 février 2021, y associant des personnalités de plusieurs continents issues du monde  économique, parlementaire, juridique ou impliquées dans la défense des droits des citoyens. La qualité des interventions et des échanges a montré le souhait de la communauté francophone d’agir en synergie pour le rayonnement de la francophonie.

Francophonie universelle
La société civile francophone regroupe 330 millions d’habitants sur les cinq continents qui parlent le français dans 88 états. Elle représente une force et un atout pour la francophonie institutionnelle. Le droit et les juristes francophones sont les garants de la diversité juridique dans le monde. Reconnu pour son action en faveur de la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme, le notariat francophone fait partie des 16 réseaux institutionnels de la francophonie qui comptent parmi les partenaires stratégiques de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Ainsi, à travers ses actions, le notariat francophone agit notamment pour promouvoir et valoriser le rôle social du notaire dans deux domaines : le foncier et l’état civil des enfants.

Champs d’actions
En matière de gouvernance foncière, notre implication vise à sécuriser et à stabiliser les liens que des millions de femmes et d’hommes entretiennent avec la terre. Ils la cultivent et y vivent. Dans son ouvrage : « La Terre : un droit humain », Abdoulaye Harissou[1] explique la nécessité d’un document sécurisé pour lutter contre l’accaparement des terres et les expulsions sauvages. Le Conseil supérieur du notariat, conscient des enjeux, agit de son côté auprès des organisations internationales (Banque mondiale, FAO, ONU-Habitat…) pour que les plus fragiles soient protégés.

L’état civil des enfants
L’autre exemple est celui de l’état civil. Notre association, qui regroupe 28 pays[2], est attentive au respect des droits des enfants et à l’identité. C’est pourquoi nous œuvrons depuis des années, en complémentarité avec les acteurs francophones, pour que les enfants soient enregistrés à la naissance. Nous nous félicitons d’avoir contribué à ce que l’Assemblée parlementaire de la francophonie et l’Organisation internationale de la francophonie en aient fait une de leurs priorités. Le notariat francophone s’inscrit de manière volontariste dans une dynamique de solidarité entre les acteurs de la société civile francophone.


[1] Adboulaye Harissou est le secrétaire général de l’Association du notariat francophone.

[2] La République Démocratique du Congo nous a rejoints en décembre 2020.

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